Le jeu concours de l'été a commencé !
Publié par Alex dans Ecoresponsabilité le 12/11/2021 à 16:32
Vous avez fini votre plat mais pas votre assiette, et vous n'osez pas demander à l'emporter ? En France, ce réflexe a longtemps été perçu comme gênant. Ce n'est plus le cas : demander un doggy bag est aujourd'hui un droit, et le refuser est même une non-conformité pour le restaurateur. Voici tout ce qu'il faut savoir : ce que veut dire ce terme, d'où il vient, ce que dit la loi, et si c'est payant.
Un doggy bag est le contenant que le client peut demander pour emporter les restes de son repas non consommés au restaurant. Littéralement, l'expression anglaise se traduit par « sac pour chien » — un héritage historique un peu daté, puisque personne ne prétend aujourd'hui donner ses restes de restaurant à son animal.
Il n'existe pas encore de traduction officielle unique en français. Deux formulations circulent :
Dans les faits, la plupart des restaurateurs et des clients français continuent d'utiliser directement le terme anglais « doggy bag », qui s'est imposé dans l'usage courant malgré les tentatives de francisation.
L'expression apparaît aux États-Unis dans les années 1940. À l'époque, il n'était pas socialement acceptable de demander à emporter ses restes pour soi-même — l'excuse invoquée était donc de les destiner à son chien, d'où le nom. Le contenant a longtemps porté un imprimé représentant un chien pour appuyer cette convention sociale.
Ce n'est qu'à partir des années 1970-1980, sous l'effet combiné de l'inflation des prix et d'une sensibilité croissante au gaspillage alimentaire, que la pratique s'est normalisée aux États-Unis — puis, bien plus tardivement, en France, où elle est restée longtemps perçue comme un signe de radinerie plutôt que de bon sens.
Oui. Depuis le 1er juillet 2021, tout restaurant proposant une offre de restauration sur place a l'obligation de permettre à ses clients d'emporter les aliments et boissons non consommés, sur simple demande.
Cette obligation découle de la loi du 30 octobre 2018 pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire (dite loi EGAlim), dont l'un des objectifs est la réduction du gaspillage alimentaire.
Concrètement, pour le restaurateur, cela implique :
À noter, pour éviter toute confusion fréquente sur ce sujet : la loi EGAlim comporte également un article (article 28) qui interdit spécifiquement les contenants alimentaires plastiques de cuisson, réchauffe et service dans la restauration collective scolaire, universitaire et les crèches. Cette interdiction est entrée en vigueur le 1er janvier 2025 (avec un délai jusqu'au 1er janvier 2028 pour les petites collectivités). C'est une mesure différente du doggy bag, mais elle participe de la même dynamique réglementaire de sortie du plastique à usage unique en restauration.
Non, en principe. La mise à disposition d'un contenant pour emporter les restes ne peut pas faire l'objet d'une facturation dédiée dans le cadre de l'obligation légale : il s'agit d'un service que le restaurateur doit assurer, pas d'une prestation optionnelle payante.
Dans la pratique, certains établissements haut de gamme ou certains formats spécifiques (buffets à volonté, par exemple) peuvent avoir des politiques différentes ou facturer un contenant premium proposé en option — mais le refus pur et simple, ou une facturation systématique déguisée en frais annexes, n'est pas conforme à l'esprit du texte.
Depuis la fin progressive du plastique à usage unique, le contenant doggy bag doit répondre à plusieurs critères pour être à la fois conforme et pratique pour vos clients :
C'est exactement ce que couvre notre gamme d'emballages alimentaires ProSaveurs, pensée pour ce type d'usage et notamment nos boîtes américaine en carton, disponibles en plusieurs contenances, étanches et micro-ondables.
Le gaspillage alimentaire en restauration reste un enjeu de fond pour le secteur, entre pression réglementaire, attentes des clients et coût matière pour les établissements. Le doggy bag n'est qu'un des leviers disponibles, mais c'est le plus visible et le plus simple à activer côté client : il ne coûte rien à mettre en place et change directement le comportement à table.
Pour les restaurateurs, en proposer spontanément (sans attendre que le client le demande) est aussi devenu un signal positif auprès d'une clientèle de plus en plus sensible aux enjeux de gaspillage et d'écoresponsabilité — un argument de différenciation à ne pas négliger.
Qu'est-ce qu'un doggy bag ? C'est le contenant remis par un restaurant à un client pour lui permettre d'emporter les restes de son repas non consommé sur place.
Le doggy bag est-il obligatoire en France ? Oui, depuis le 1er juillet 2021 (loi EGAlim), tout restaurant doit permettre à ses clients d'emporter leurs restes sur simple demande.
Le doggy bag est-il payant ? Non, la mise à disposition d'un contenant pour ses propres restes ne doit pas faire l'objet d'une facturation dédiée dans le cadre de cette obligation légale.
Comment dit-on doggy bag en français ? Il n'existe pas de traduction officielle unique. On trouve « emporte-restes » (utilisé au Québec) ou « homebox », mais le terme anglais « doggy bag » reste le plus utilisé en France.
Poster un commentaire
Inscription à la newsletter
Les avis sur la boutique
Avis de la boutique
5/5