Et si votre logo cuisait avec vos créations ?
Ondulé, compact ou plat, cannelure A ou nano-cannelure, kraft ou blanc : le mot « carton » recouvre des matériaux aux propriétés très différentes, et ce choix n'est jamais neutre pour un professionnel de la restauration. Tenue à l'empilage, résistance au gras et à l'humidité, compatibilité avec le micro-ondes, rendu visuel, poids et coût : chaque caractéristique répond à un usage précis. Ce guide rassemble, sujet par sujet, ce qu'il faut savoir avant de choisir un carton alimentaire pour votre activité, du plateau traiteur à la barquette de vente à emporter. Chaque sujet renvoie à une fiche détaillée.
Le carton, un mot pour plusieurs matières
Carton ondulé, compact ou plat : trois familles de matériaux, trois fabrications et trois usages différents.
Pourquoi le choix du carton n'est pas neutre
Empilage, contact gras, poids, certification : un mauvais choix de carton se paie en casse ou en surcoût.
Carton ondulé vs carton compact
Deux familles, deux fabrications : l'une amortit et protège, l'autre habille et présente.
Les cannelures expliquées (A à G)
De la grande cannelure A à la nano-cannelure G : chaque hauteur d'onde a sa fonction.
Carton-bois vs carton sans-bois
Un procédé de pâte qui change la couleur, la tenue dans le temps et l'aptitude à l'impression.
Kraft vs blanc, dos gris ou blanc, grammage
La finition visible d'un carton en dit long sur sa composition et sur sa résistance réelle.
Gras et humidité : quelle protection pour le carton alimentaire ?
Papier ingraissable, film PP, aluminium, papier cuisson, PE ou cire : chaque protection répond à un aliment précis.
Carton et micro-ondes : ce qui décide vraiment
La fibre n'est pas en cause : revêtement, fenêtre, aluminium et colle décident de la compatibilité au micro-ondes.
Dans le langage courant, « carton » désigne aussi bien une caisse de transport qu'un étui de présentation ou une barquette. Ces objets reposent sur trois familles de matériaux. Le carton ondulé est un matériau en sandwich : une feuille cannelée collée entre des feuilles planes appelées liners, d'où sa capacité d'amortissement. Le carton plat est le matériau des boîtes pliantes : un carton multicouche fin, de 160 à 600 g/m² environ. Au-delà de 600 g/m², on parle de carton compact : un matériau dense et rigide, à surface lisse. Rigidité, résistance à l'humidité et aptitude à l'impression dépendent d'abord de cette famille, avant même la cannelure ou la finition. Les types de carton expliqués un par un
Un restaurateur ou un traiteur qui choisit un emballage en carton arbitre entre plusieurs contraintes rarement compatibles. La rigidité et la tenue à l'empilage conditionnent le transport et la présentation : un plateau traiteur mal choisi s'affaisse sous un second niveau. Le contact avec le gras et l'humidité dégrade un carton non protégé : une boîte à pizza n'a pas les mêmes besoins qu'un emballage à sec. Le poids pèse sur le coût de transport des commandes en volume. Enfin, la certification et la traçabilité (FSC, absence de PFAS) deviennent des critères d'achat à part entière, à justifier par un document écrit du fournisseur. Nos plateaux cocktail 300×400 mm, empilables sur 8 à 10 niveaux, illustrent cet arbitrage entre légèreté et tenue. Les quatre critères pour choisir son carton d'emballage
La différence entre carton ondulé et carton compact tient à leur fabrication. Le carton ondulé assemble une feuille cannelée et des liners : cette âme ondulée absorbe les chocs et résiste à la compression verticale, un atout pour l'empilage et le transport. Le carton compact, obtenu par pressage de plusieurs couches de pâte sans structure ondulée, est plus dense et plus lourd à volume égal ; il offre une surface lisse, propice à un rendu soigné, mais amortit moins les chocs. En pratique, on choisit l'ondulé pour protéger et transporter, le compact pour présenter. En restauration, le carton ondulé à cannelure fine domine les contenants à emporter, comme nos boîtes traiteur en carton ondulé ; nos caisses de transport en carton relèvent de la même famille, avec une cannelure plus haute. Comparer en détail carton ondulé et carton compact
La cannelure est la feuille ondulée qui donne au carton sa résistance. Sa hauteur oriente l'usage. Les cannelures hautes, de la A (grande cannelure) à la C (moyenne cannelure, la plus répandue pour l'expédition), privilégient l'amortissement et la compression verticale. La B (petite cannelure) offre une meilleure planéité pour l'impression. Les cannelures fines, E (micro-cannelure), F (mini-micro) et G ou N (nano-cannelure), amortissent moins mais restent rigides pour leur faible épaisseur, résistent bien à l'écrasement à plat et s'impriment finement : ce sont celles des emballages de présentation et des contenants à emporter. Les cannelures se combinent aussi en double ou triple cannelure pour les charges lourdes. Nos lunch boxes en carton nano-micro illustrent cette logique de cannelure fine. Le tableau des cannelures du carton ondulé, de A à G
Cette distinction concerne le procédé de fabrication de la pâte à papier. Le carton-bois est fabriqué à partir de pâte mécanique : le bois est broyé, avec un rendement élevé (90 à 96 %), ce qui conserve la lignine de la fibre. La lignine apporte de la rigidité, mais elle jaunit avec le temps et à la lumière. Le carton sans-bois est produit à partir de pâte chimique, dont la lignine a été retirée : il garde une blancheur stable, ce qui en fait un choix privilégié pour l'impression durable et les emballages exposés longtemps. Le terme « sans bois » est trompeur : la cellulose vient toujours du bois ; c'est le procédé qui est visé. Le kraft, lui, est une pâte chimique : sa couleur brune vient de l'absence de blanchiment, pas d'une pâte mécanique. Carton-bois et carton sans-bois : ce qui les distingue
La finition visible d'un carton renseigne sur sa composition. Le mot kraft a deux sens : pour les papetiers, c'est un procédé de pâte chimique qui donne des fibres vierges, longues et résistantes ; pour les restaurateurs, c'est surtout l'aspect brun ou écru d'un bol ou d'une boîte. Les deux se recoupent souvent, pas toujours. Le blanc recouvre lui aussi deux réalités : un carton blanchi dans la masse, ou un carton dont seule la face visible est blanche. Le dos trahit la différence : un dos gris signale une couche intérieure en fibres recyclées, un dos blanc une face blanche des deux côtés. Le grammage, en g/m², mesure la masse du carton : à composition égale, plus il est élevé, plus le carton est épais et rigide. Nos bols en carton existent en kraft et en blanc selon l'image recherchée. Lire la finition d'un carton : kraft, blanc, dos gris, grammage
Un carton non protégé absorbe le gras et l'humidité : il se ramollit, se tache puis se déforme. Plusieurs protections existent : papier ingraissable contrecollé à l'intérieur, film PP, film aluminium, papier cuisson, pelliculage PE ou cire. Chacune répond à un aliment et à une température précis : une barrière au gras ne retient pas une sauce liquide, un pelliculage PE ne supporte qu'une chauffe modérée, et un film aluminium exclut le micro-ondes. Selon le catalogue de notre fournisseur Garcia de Pou, la gamme THEPACK associe un carton ondulé fin à un papier intérieur ingraissable sans PFAS : c'est le principe de nos barquettes en carton. Le bon choix dépend de trois questions : quel aliment, quelle température et quelle durée de contact. Pour une référence précise, demandez la fiche technique et l'attestation sans PFAS : un pictogramme ne remplace pas un document écrit. Choisir la bonne protection contre le gras et l'humidité
Un carton passe-t-il au micro-ondes ? La fibre seule ne pose pas problème : ce qui décide, c'est ce qui l'accompagne (revêtement, fenêtre, film aluminium, colle, encres). Selon le catalogue de notre fournisseur Garcia de Pou, les boîtes de la gamme THEPACK sont compatibles, à l'exception des modèles à fenêtre ou à film aluminium. Nos lunch boxes en carton sont ainsi indiquées aptes au micro-ondes par leur fabricant. Un pelliculage PE, lui, ne supporte qu'une chauffe modérée et jamais le four : un gobelet pelliculé PE ne se réchauffe que si son fabricant le prévoit. D'autres éléments peuvent rendre un emballage inadapté : colle qui fond, encres métallisées, agrafes ou anse métallique. Règle simple : sans mention « micro-ondable » claire du fabricant, considérez le carton comme non compatible. Les cartons « double-ovenable », pelliculés PET pour aller au four comme au micro-ondes, restent des produits spécifiques. Savoir si un carton est compatible micro-ondes
C'est un carton destiné au contact, direct ou indirect, avec des denrées. Il peut être ondulé, compact ou plat, et recevoir une protection (papier ingraissable, film, pelliculage) selon l'aliment. Son aptitude au contact alimentaire se justifie par une déclaration écrite du fabricant.
Un carton doté d'une barrière adaptée : papier intérieur ingraissable pour la friture ou la pizza, papier cuisson pour le four, pelliculage pour les liquides. Le détail est dans notre fiche sur la résistance du carton au gras.
Pas forcément. Le kraft au sens papetier donne des fibres longues et résistantes, mais la tenue dépend surtout de la structure (ondulé, compact), de la cannelure et du grammage.
Cherchez la mention « micro-ondable » du fabricant pour la référence exacte, et écartez les modèles à fenêtre ou à film aluminium. Sans mention claire, considérez-le comme non compatible.